Google

This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project

to make the world's bocks discoverablc online.

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover.

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the

publisher to a library and finally to you.

Usage guidelines

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to prcvcnt abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automatcd qucrying. We also ask that you:

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for Personal, non-commercial purposes.

+ Refrain fivm automated querying Do nol send aulomated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help.

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project andhelping them find additional materials through Google Book Search. Please do not remove it.

+ Keep il légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search mcans it can bc used in any manner anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite seveie.

About Google Book Search

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders discover the world's books while hclping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web

at|http : //books . google . com/|

Google

A propos de ce livre

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en

ligne.

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont

trop souvent difficilement accessibles au public.

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains.

Consignes d'utilisation

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public cl de les rendre ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. Nous vous demandons également de:

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un quelconque but commercial.

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile.

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en aucun cas.

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère.

A propos du service Google Recherche de Livres

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adressefhttp: //books .google. com|

\

X

"O

\Ji^ V M

HISTOIRE

DS

FRANCE.

1,. '^

i .*

\

V

[histoire

DE

FRANGE

'Depuis l'Etablissement la LA Monarchie jusqu'au,

REGNE DE LoUIS XIV.

Par M. VxLLA&BT ^ Secrétaire ie Nofleigocurs les Pairs je France.

V.

TOME TREIZIEME, Ift prix , } Ut. xeU^

A PARIS.

Chez Desaint et SAiLLANT>rae Saint

Jean de Beauvais > vis-à-vis le

Collège.

^

M. DCC. LXIV. Avu Afprohamn & Privilège du Roi,

-* ^

^ ^ j

- »

r i\

ERRATA-

i

Tome XIII.

I A«ï f ligne 7 9 cen<la^ itferxttirL

hig. 6, L ^ 5 .4 flanés , /i/I flattées.

Bag. 54^ /• 4 de la noce > Uicerrée > &]/: escerr^

nig. io8« /• .41 9 en y lif, dans.

hg- M^» ^* ^^ ^^ nvilyerrations » Zi/*. le# infl-

Ng. &44 y Z. 7 > retranchez Si.

hg. 54S 9 /• xo 9 Gancouct , lif, Gaucoart.

hg. 547 y /• 1 de la note , Chetbourg, /</: Haa»

fleur. Pig. )S^ , /.S 9 défa ce » /i/I dé£ace. hg. 400 , L 15 , cniniirutty /if. enmftitti&. Pig. 454 » /. ^ j Montescau » faut Yoime » /£/*• Me»-

«ccuurEaAit-ypjiae.

/

-. 3

I

r.

'-'. ri t" ^ .

HISTOIRE

DE

FRANCK

CHARLES VI.

IE meurcredu dac d'Orlcâns»^"^™» avoir .pénétré de aainte & hym^-%^-}, d'horreur tous ceux qui j^^, ^^ coniervoteRi encore dans^aHaJEiuEiiu leur cœur quelques fendmens .d'af-f,^ '''*''* feÛion pour la patrie. Ils ne i^Kt-^'o^flrtUt. ▼oient , iàns frémir , -envifager les vtfi^^' fiâtes d!un pareil attentat. La -<iii- Oo^n. de xhefle étoit à Château -Thierry .■^J);^'^; lorsqu'elle apprit ce tragique événe- chran. ms. ment. La ptûparr des ieigneurs , oufj*'/** ■gentilshommes anachés à fa mailbn , Vétoienc rendus auprès d'elle : ils Tome XII I. A

tinre&t confeil , & s'arrêtèrent att Amk. 1407; feul parti qu une circonftanee fi cri- û<|ae leiir perm^^oîc de choifir poqr te moi;netic Taadis xjue k prîncefiè s'abandotmoit twpc-premiew f»»£»- jpprts de fa douleur , ils fongerenc à Mectre fes eilfans en Cljx^té. On can- dutik les dkui ;^s^ ibu» une eikoKce fidèle }ufqu'au château de Blois : le comte d'Ângoulême, le plus Jeune ^es troi^ princes 9 refta pour eifuyer les pleurs de fa moie. Ces ptécau^ cions ne raffuroîent que fôiblement lès efprits conftetnés , îorfqu'on reçi|c la nouvelle du départ précipité du duc de Bourgogne^ u éb^àitût Valentine , malgré l'abattement ^?nc à^rîs. la plongeoir le fentiment de h. perte qu'elle yenoit de faire , n'ou- blia pas qu'elle devoir à la mémoine d'un époisx d!autres iâcri£çes que d^s larmes ftériles : d'ailleurs elle étoir mère » l'intérêt de fai famille fe crxMi*- voit d'accord avec fa vengeance; «lie vint à Paris; le comte d'Aii^ goulême , la jeune reine d'Angletert^

^ui avoir épotrfé Ciiarles dTOjieanst,

m fils aîné ^ raccon^pagnoîent* lie

roi de Sicile 3 les ducs de fierry 18c: de

jB^jljuJt)9A ^ 1^ £;amce$ de: Clerixioa^

/Ms

ioi

[

Cita r s VI. f

9c Je Vendôme , & le connétable d'Albret allèrent au devaiat- delk Atw. x4or* liorsdes muts de la ville. C*^// , die un auteur contemporain , le plus haut ^tuilgui devam mi ité vu , ^ar la danu & touùsfêsftmmts étaient atouri' nies de noirs 4i<»^rs. Son char entière^ ment couvert de drap noir étoit traîné par fix chevaux blancs. L'ùfage alors ne permettoit pas aux princeffès de patoître en public les nx premières îemaines de leur viduité.

La ducheffe d'Orléans .vint def- ta aucheffe cendre à Thôtel de faint Paul, oà^?„l*^f.^r

. - . , , . ' mande ^ulu-

le roi lui donna une première au- ce au roi.

dience. Lorfqu elle fe jetta aux ge-

noux du monarque , en implorant

fa juftice , Charles, qui pour lors

jouiflbit d'un de fes intervalles de

Xanté^ la releva , 6c lui promit toute

k iàtisfaéfcion qu elle étoit en droit

'd'attendre de fa tendrefle & de fon

ïéquité. Ce bon prince , maigre Taf-

foibliflement de fon efprit , confer-

voit malheureufement aflfez de fen-

ilbilité pour être pénétré des cruelles

infortunes qu'une divifion fonefte

répandeit fur fa famille* Il confondit

fes lannes avec celles de fa belle*

imoï-i aufli touché qu elle y il cflàyoit

4 'H^ST01R.E DE PHAKCE.

de lui dopner iine çan&Iacion dont

^dMN. 1407» il étoit lui-même incapable 3: il jura de venger la moct 4'un frère qu'il ^yoit toujours aiix>é : il afTuca fa yeuve d'une ^roceâicm Tans hoi^nes Se d'une entière iapsifa^kion. La dix-^ cheffe quel/q[\ie^ jours apr^ès idemaxi^a Se obtint ,une audience publique ^ à laquelle toij^s l^s princes ailifkrent* Un avocat du parli^menc fut chargé 4e porter la parole ^ il répétpit «mot i mot ce que lui di£toit le chance- Ker d!Orleans. Lorfqu'il eut fini {on Ji^{co\ixs^ le cbanpdier 4e France^ qui ëcoit aux pieds du trône , fe leva , ,& dit : Que le roi.^ pour r homicide &. mort de fop> frère à lui ainji expofé , le plutôt qiCil pourrait en ferait bonnp jS^ trieve Jujlice. Charles ajputadefa propre bouche : à tous fait notoire ^ que le fait à nous expafp npus touche comme de notre f cul frire y & le repu- tons à nous Jtre f au. La princefle & fes deux ^nfans ibndant en larmes embraflerent les genoux du roi , :qui leur réitéra les témoignages de fou attendrilfement., Le jour fut aflîgné pour comrpencer rinftrudiqn .çj^ procès qui devoir faire trembler les juges : il s'agiflûiit de prononcer ftir

GHARtES Vf. 5

tin crime qu'il étoic pliiis facile de condamner que de punir. ahh; 14©^

Tandis qu'on s'occupoit à' Paris conduite di» des démarches fûggérées par un(^ dou- ^^l^'"'^' itm y que la <rauîe qui Jrodmfoit /*^. auroit rendre plus âgifTarite } le pi^cT. ^ duG de Bourgogne rendu dans fes état? fongeoic à fe mettre à l'abri de forage , en juftiâanc fon attentat par foff aadace. ri fentoit qu'il n'y at^oit déformais de faluc pour lui qae'daii^ la terreur qu'il ini^ireroit à les eiitte- mis 9 derenus xtréconiciliablés. Sa première démarche fut d'aflèmbler à Gand les états généraux de Flandres » & de s'affurer des forces de cette province. Il fit publier un manifefte dans lequel , après avoir expofé les motifs qui l'avoient porté à faire adaâmer le duc d'Orlean^, il exhor- toit fes Valfaux à lui procurer les fecours qu'une conjonfture fi pref- iànte alloit bientôt lui rendre nécef- faires. Les députés de toutes les vil- les promirent de l'aflîfter puiffàra- menr envers & cantn tous , txcepté çonire h roi de France Stfts tnfans. 11 donna en mème-tenis des ordres

£3ur lever dans fes domaines de ourgogne des cnDupos qui dévoient

A iij

4 Histoire m Francs.

fb joindre à celles que la province ^1^ ku». X4i«> Flandres lui fournie. ifnh^Kude Les princes & le confeil de France la cç«r : <m inftrôits de ces préparatifs fe ' trou-

«égocie avec . ,^ - *^ r ^ i i

le d^ç de voient oins la polmon la plus etn^ ***^j^*' baqraflànte. Loin de porter la guerre- dans les états du duc ^ on fe txouvoic dans ri mpuiflànce d'oppofer le moifir dre obftacle à Tinvailon qu il paroiC fbit méditer. On manquoit de troa-^ pes : la plupart des villes mécon-» fentes de Tadminidration , fevori-p- foient te duc de Bourgogne , qui par fes déclamations contre les impots,le$' Avoit flattés d'an changement avanta* geux , s'il pouvoit fe rendre makredur gouvernement : la capitale fur-tout témoignoit ouvertement fes difpofîi* tions. Il fallut négocier avec un cour pable qu'on auroic voulu perdre y mais, qui par fa hardie0e & fon aâivité^ infpiroit encore plus de frayeur que d'indignation.. Le comte de faine Paul fut chargé de fidre les premie» res ouvertures de cette négociation humiliante. On vouloit , pour con* ferver du moins en apparence Thon* neui; de la mafefté royale , engager le duc à reconnoître par un aveu & des excufes , un crime qu'on étoit

<-! H A R t'É s V L / f

xkîsAu et lai pâcdaimer } mak oft ae

ptit obtenir lui ceitte fiicufaftion , Aum » 4«y*^

toute frivoie qu elle étoic. Le roi de

Sicile & le duc de Beiry > dans une

ièconde conférence tense. à Âmkns ^

ie flattèrent en yain d amolir fa

£erté , ils ne fkrent pas plus heureui»

qiie ne Tavoit été le comte de faint

Paul. Le duc de fiourg<^ne toujours

plus intrait^e , ne œnfentit à foi

rendre auprès da roi 5 <jue pour lui

faire approuver fa conduite \ commo

fi ce n eut ^s été afièz de fe déckp*

rer l'auteor du plus lâche de rous les

crimes > faris prétendre encore revè^»

tir une aâion-^fi odieufe du voile de

la juftke. Les deux princes le quit-^.

terent peu fatisfaits a une démarche

dont iis^ avoâent efpéré recueillir

plus de fruit : ils rapporterenr la

repolie aitlére du duc , quon n'ofa

rendre publique , dans rappréhenfion

d'àcccoiOie encore Tinfolence des Pa->

ti&ens ^ dont la plt^art étaient fes

pàrtifans déclarés;

* L'eillbarras 'delà coar augnmentoir Ut de juftl-^

a tôus- diometji 5 & po«ï.£brpratt^^»'^s\f^^^^

,-, ^ >_. •?, '^ •* 1 pour la ic-

d f)ifomiti# , Chyles venou de toin^gence. ber èlf ' d&nehce. Avant côtte rechute R^^^rtt é» il s'^é^c teâtt; <^s la, gcaud'chambre^cr/emfnt.

Aiv

J

s Histoire &e France. du parlement: un tk de juftice , at^' Anu. 1407. Quef affifterenr le roi de Sicile , les ^DuTÎiUt^\^^cs de Gaienne , de Berry r de Pafftiar^&c. Bourbon^j Ics^ coiiices de Mortaing ». de Nevers , de Clermont ,. d'Alex!- çon , de Vendôme , de feinr Paul , de Tencarvîlle y le connétable y plu^ £eurs prélats & abbés j une multi- tude de ehevaUers y les confeillers de la cour , du grand confeil ^ d& la chambre des comptes , de» aydes , du tréfor, & autres officiers des jurii^ didions inférieures. Le pincipal objet de cette adèmblée étoit de poiu:** voir au gouvernement du royaume^ Dans les circonftànces a£buelles y il paroiflbit trop dangereux de confier îe dépôt du pouvoir fuprème entre ies mains d'une feule peribnne. Il fut décidé , qu'à l'avenir , en cas de mon y ou de maladie du prince 9^ la régence feroit fupprimée ^: que le royaume . feroit toujours gouverné fous: l'autorité du monarque » encore qu'il fôt mineur j que toute? les let- tres feroient expédiées ^n Ton nom ; & que Tadmimllration de coûtes les . aÔàires de l'çtat -&iX)it . ©î^içrcée pv . la reine , ft elle^ vivoit ,: & par le^ princes du fang» dUjlftés. da çonni:;

Ch A RI E s Vt 9

table 5 du chancelier &c des plus

fages hommes du confeil. Cette or- Aiw. 1407.,

donnance , qui parue alors un chef^

d*Œuvre de politique , en multiplianr

le nombre des aaminiftraceurs , ne

fervoît qu'à multiplier les embarcas 9.

les prétentions & les jaloufies. L'au'*

toritc y ainfi divifce^n'en agiflbir.

qu avec plus de foibleflê : il' ne faut

pour s*en convaincre que confidére»

avec un peu de réflexion la conduite

de la? reine , des princes & du con-^

feil y pendant la maladie du roi y &

cela clans un* tem&où Imtérèt public,

exigeoic autant de vigueur que de

concert & d'adivité.

On étoit alors au fort de l'hiver Grand Wvcr^ le plus rigoureux qui fe f&t fait ref- b/^'^* lentiren Europe depuis cinq uecles.t/emcnu ie froid fut fi âpre * que la plupart àes vignes & des arbres^ miitiersi

,* Le greffier parlement obferre tUr Tes regif- très que la faifon écoit rigoureulè , qu'il n*étQic p«s poflîbld d'ènregiftrer les arrêts , & que Tencre Seloic dans •(a-plumede trots mots en trois mots,, loalgré le grand* feivqu'ôn entretenoit continuelle- ment dans les chambres. Lorfque ta glace fe rom- Ait , on vit floaer un feul glaçon detrois cens picdf' aelong. Heureufement le dégel ne commença que' i^ matin y, &: les* premiers etfbrtr que les archesf i^rouverent , aTettirent^ ceux qui demeun>ient fur; « ' us pomt dé. fong^c à ItatCaÛj^ Regiji^ du par*"

A' vy

I ^

lo Histoire de Franc*. périrent. On oUigea les habitans desr Am*.i^Qr^ campagnes voifines de voiturer fur des chariots du bois & des farines ,. ce qui apporta quelque foulagemenr àla difette qui fe faifoit déjà fentir dans^ Paris. Le dégel caufa oesTava- ges affreux par le débordement de» rivières : le petit pont & le- pont f^nt Michel fiiirenc renverfés. Les> pkiers qui foutenoient ce dernier y conftroi t depuis peu d^année? , étoienc creux , ce qui prouve en même-temsc l'ignorance & Vinfidélité des conf- ttuâeia^s. Comme la rupture des^^

rnts &: LWdation empè'choienr communication àes deux parties^ delà ville y les officiers du parlement qui habitaient le quartier de Tuni- verfîté , tinrent pendant quelque rems: leurs féances à faînte Geneviève. Le roi, k cour du parlement, ôt le corps municipal ^ contribuèrent à lai réparation de ces édifices, te duc de Le duc de Bourgogne au fortir de Bourgogne \^ conférence d'Amiens avoir reprisi

sapprochede ,- |,. m \ •% r *

Fatis. la route d Arras , d ou li ht avancer

'^*'^* de nouvelles troupes > avec lefquelles

il s'approcha de la capitale. £n vain

Le roi de Sicile ic îe duc de Beny fe

preilèrent de nouveau de ménager;^

Gu J^ta^ IIS Vr.. ir

ia» taxnm fSLt<'m^^àé£étentt exté- rieure , les loix du royaume , & le Axa. 24C17V lefpeâi qu'il cievoit à ion fouverain : etivain.. la. tcoûyamt inflexible ^ lui déifeodirent*ils de k part du roi d'en«t trer dftu^Pasii.y rirni; ne foc capable de. i<^' découfoec v il xe)e€iai> niânier avec hauteur \x dernier^ pcopodcion; (|ue les^ orinces lui firent ,; de ne pa*^ roitre i la omr qu'av<ec une fuiiie peur Aombceuiie.. 11 s'étoit rendu à fainr Deni^ pour f aire Sas dérsotions*. Quelle etsange pièce doot la pratiqua Mttvoit is'afcqorderijavec YiamBtLaLt .8c a rébellion' i

Laducheâe d'Orléans, fur la non* Retrarre âc Telle de 'Kaffrivée du. duG de.Bour.d.orW& ffome y avairqliittéla/ï:out..Comme<i" ^"c ^

9^ " ' r ^r ' ' ri 11'- Bourbon.

& retraite rm iuine^ de ia maladie nitu iu roi r ^ ^ennemis de: b' maifo» dHDrleatts aei^manquerem pas de lui Jttdbtti» cette, r^àse :: elle cxMinir &^:ren&#m0r dans> Blois^. donc ellct fit' 'pion^^tnent réparer les forciâ^ dation^ I^e veétueux Bourbon: ^. iori^ digne qtt'oa négociât avec un traî^ tre & un ' meisrtner ^ n'avoit poinr toulu Te ttonver^ aux conférences 9. A fe^ reâra. 4^^- ^^ appan^age i fouj^ 7 déplorée etn libetré la boni*

Avj

12 HlSTÔlRB ©E ErANÔÉ.

te des princesi &c les. maUieui^ de amu. i4«7« rétat. » Ce duc de U n'étoicpras tetns de ptendire des»

IrtwfTvar^^^^^^ pour s oppofer au duc de.

lis. Bourgogne r il entta' dans Paris ^

^^*^ comi^ /*dans^ une vUle-. conquiie :? millehommes d'armes^ partagés et^ trois ' corps ,. i'efcortoiettt dans^ far marche : le refte fon armée fe- difperi dans' les^ environs'de capi^ taiéi Les habitans- reçurent avec des tranfports de joie qui alloienc |ufqu à ryvreffie, H traverfa^ la villei' aux. accbxnations rd'utie populace ef-*^ firence , qui s'imaginoit voir dans ce' prince un proteâfeur de ta riatibn^ op- primée : on cria Noil comme à Vcn^ trée des fouverainr. Tout pUoit fous^ poids de fonr pouvoir. Idole desr Parifiens, arbitre d'une cour, trem- blante ,ôc désarmée >fes- moiodï^es^ volontés : étoient i devesnues desijtoix^ jKiprèmeSk Les troupes qui Pâvoiear àccompî^né- à fon- entrée , environ- nèrent ion hêtel d'Art?ois , dont iL avoit fait une- efpéce de citadelle- Cette garde formidable , ces fortifi* cations extérieures ne hn paroiflpiene pas encore fuffi&ntes pour fa (uf^té t il fit coaftruirè dans^ riatérieuc de

fpfi filais Hue cKacnbre de pierre ^^^^^^ qui BU avoit qu une feule 4)Uverturc. Ai»». 140?^ Ceft-là qu il fe retiroit pendant les nuits» Trifte précaution^ qui décou^ vre aâèz quel était 1 état de ce coo- pable prince , donc i-ame dévorée d'inquiétude & de remord» éprou-* voit la teireiK qu*il infpiroit aux au- tresv Le roi »« qui fe trouva un peas mieux pendant quelques jours ,. lui fit une réception plus conforme à Ub^ aéceâité du tems qu'à la- sna|efté fou<^ ¥eraine. Charles heureufement n a* Ypit pas alors 4tflès^ de fentimem pour ne voir qtf avec horreur le meurtrier de foa frère; triomphe du crime: «étcnt pas encore fuffifant- pour le duc de Bourgogne r l'impunité le iatisfaîToit pas r s'il n*y ajoutoit: le mépris* 6c la violation- des lois* l^s< plus facrées. Il demanda la liberté, de juftifiér Uafiàffinat d$i duc d'Orr; leans , qu^il n avoir, dift)it4l ,, conan fais que pour le fcrvi^e flu^ roi &le iàlut ae récat. Les prince^ &c le con^ feil feéminem d'une ptopofition fi ftécnéràife : mais il étoit dangereu:}^ d^chever d'irritei: . un criminel aflèa?

ÎmiSknt ^urpittlei^^en maî(ire,.$donQ a fur^r pQuvoit m^fitïiSi. fe. potte^ à de plus grands forfaits.

t4 HiSToriRg: M f%Mi»ct. Ce foc le S mats^ de cène aiméé jt Am^ i.4A7i jour indiqué pour cette |uûificatiDiF

S: ftVmSrrî«?"i® > qu'on tint une audience pu-^

par rorganebhque datiff la grMuie lalle de 1 li&cet^

co;Î2n faim PauLie dauphin, duc de.

/ii</' 6uâ«niie , occupa U-plaee du roi ^ut

venoit de resombet'plos d»igetseule«^

ment malade que jârtriaià;^ a cau& ^.

<Urdir-on ,• i^ii^'i^ avait w/tché avec^l»

mime. L'a^mbiée étoii compofée decr

princes du âng, de^- prélats , deà-

^Hgneurs , des cours fooverai;nes , ^le.

Funiverfité ,> d^ prévfrt dè^ mar%hM4ir.

fi: des principaux: bourge&ii^ 4e Paris/

Xe duc de Bourgogne^ yvp^tatttiétt

l^nvifCtinôit : il étoir •fuipfi d^ufiOL fbule râmatfëe de la plus- vile popui»^ hco» Le duc ne p^la pas lui-niême s: i^ avoir chargé de cé£>in-un homm«^ iotit la mémôito déteftablà n' eft 'fà^ eAcore couverte -^de «ditit i^oppric^b^il:: qu'elle mérite : ilt fb ftûnàâfïioïc mi^ ^e Jean Petit -^ N^Mrmaftd-^e n^ttiM^^. théologien/dccordeiiei: deproieffiôAl Ce fut hl# , ce- fut ce moine fak^s- pudeur , qui Ik premier ofa deVâMttr fes chefs de i'état;, avan^rtc'ÊH»^ tenir les principes' odieux 4u'ty^n4 jicid^ 3. msûmes:^ abocuiiiabiie^.' -q^ii

', t /

C H A RTÎS VL If

dknsla fuite dévoient armer les

maiirs' parricides deff Cléments , dei Am«. uciTk Chatds , àes Ravaillàcs y de ce» monflxes danr on ne fe ramelle qu-en fri(&nànt \t foavenir execra- me* L'honneur de l'humanité y notre atnour pour nos fooverains , le ref- peâ:^ à la nation nous interdifenr toute difcuffion fur cette do Arine Éicrilcge : ce feroit dégrader Phif- toire que à*j retracer des propofftions afFreuie^ qui auroient du refter i- jamais enlevelies dans le plus pro" fond au^li t fi l'ennuieufé 8t pro- fixe harangue proncmcée par cet in* ^gne religieux, put faire quelque* impreffîonfùrlesefptits 5 on ne peur l-'attribuer qu'à l'aveuglement d'uni fiécle barbare. L'orateur mercenaire » dès te commencement^de fon dif- cours 5 déclara qu'il s'étoit chargé de-^ k défenfe du duc , y étant <^ligi ,• par ferment y depuis irids ans ^ & parce - quêtant pethementHnificU y le princs^ lui aroit donné bonne €r grajfe pen^ fon y dont il avoit trouvé fes dépens y & trouveroit encore y s'il lui plaifoii dé- . fa grâces ^ Açïès cet exord^ , bien?

*' Rairon certes ciè&-iUgne d'OACA^hant» J'ttfyiicn

^

rtf HrsTomE ob Franck. digne de la caufe qa^il avoit i foute*^ A«iM407; nir, il s-attacha fur-tcniti démontrer la néceffitc & même la légitimité de^ rhomicidej morale impie qu'il pré- tendit prouver par douze raifons , en F honneur , difoit - il , Jcs dou^c- ulp6tr$s. Jamais peut-être on n'eflâya-. de juftifier le crime avec plu*' d'ef— fronterie, d'ignorance & de mau- vaife foi. \\ ne manqua^pas d'éntaf— fer, fan» ordre & fans choix , les- exemples tirés de l*hiftoire & de^ l'écriture , la plupart défigurés & tronqués : c'étoit l'éloquence à la*. mode , de proftituer Tétalage des con- noiflTances. Lorfqu'il crue avoir fuf- fifamment établi que , non - feule-- ment e'étoit une adtion licite , mais; même méritoire , dans certains cas,, d'aflàfliner , il fe répandit en invec- tives contre la mémoiredudiK d'Or- ieanâ qu'il accufa des forfaits les plusî atcocç5. II- lui reprochoit d'avoir em- ployé des invocations magiques pouf. iÉaire* périr le roi. Il aflura qu'ùntv moine apofl^t>aflîfté de trois autres^ . complices, avoir conjuré lange des. ténébres^ par le nïoyen^ d'un poignard & d'un anneau ; que deux diables ^ Sjkoienr préféntés à l'infçrnale fé^ .

C H il^ R L E s V L 1:7

stonee de ces prétendus forciersf

& qjae la mort d!u roi aoroit été cer- Amm* 1^7. taine , maiscpi'il Bxt préferré par taidc ic Dieu & de trïs-exceUentes dames ie Berrj & de Bourgêgne. Ces fables abfurdes & ridicules débitées* avec e&onterie dans une aiTemblée géné^ raie ,> caraâérîfent l'ignorance grof-- fiere , la fuperfticion & ^imbécillité de Forateuf > ainii oue de ceux qui Fécoutoient; tt accula de plus le duc d*Orleans d'avok voulu empoifon*- ner le dauphin j. d'avoir contradé une aUîance fecrete avec le due de Lencaftre contre Richard y pour fe venger de ce que ce roi avoit révélé: ï Charles , que les infirmités de fort eorps lui étaient ventfes par le pour^ ekas des ducs d'Orléans & de Milàm H rappelta l'enlèvement de la reine & de les enfans.

Dans ces reproches accumulés il fe trouve une imputation qui paroît mériter une attention particulière » en ce qu'elle paroît dévoiler les mo«- tifs (èctets de l'attachement conftant ju duc poiu: Pierre de Lune. Petit avaoça que ce prince, traitoit avec le pape pour £iire déclarer le roi incapable de regnex« Ce ibroit iiM

ium

célérité de croîxe le duc coupaèw

t4«9U. d'un preil projet , far la fimple af-' £ei:cion d'un accufaceur fi méprifable :- mais vérital:^^ , ou fuppofëe , il eiV certain qufelk ât vtskQ vive imprefr fîon fur leî dptits , &: qu'ôUô^hevii 4e décrédkec le pocci d^ Be£icuti Ai» ftttipliis j àe tous les crimes imputés au duc d'Orléans ^ h plus grave ùm doute, ic celui fur lequel il ècavs fkos difficile de le Juârifier » c'étoit k déprédatiosi des finances 6c Top*- reffion des pei;q)tes«« Petit tenbins , harangue en concluant , ^p^ U roi dzvoit avoir à duc dt Bourgogne & pn fiât pour agréable , & avec et Iw éhvoii gU4rdonnêr & rimunim'in troià âhafis j en am&ur , tn komtturs & en> ncheffis y à ttsompU des rirminirat^ tiom qui fitrmt fuitu à monfdgiUikt faim Michel P archange , pour avoiè mi h diable \ & au vailianr< ha^jime: FMndts qui tua Zamhri^

Petit ayant ceffê de parler , fe tourna vers le duc de Bourgogne pour Ifinviterâ ciû^firiner, par fon aveu ^ C9 qu'il vetioit^ de dire. Lf prùios^ Vex^dca-fur le champ:, en ajousaas,. qu'il fe réf5sfrvoit i dire au roi deti idiûfei etieoti ploi iisipaciantesJ^)^

Cttji TULts y r. t^

cpll en feroit tetu^. Un motnt .,

Jilence regnoie dans l'aâemblée : iami h*^ ceux qui la compoibienc fe retirer sent pénétrés d'horrear & d'indi- gnarioa«

Le jour fiiivant éclaira une fcèii# encore plur odieufe Se plus révot* lante. On ayoir drefTé un échafauct dans le parvis de la cathédrale. Petic y parut , & répéta la harangue çju'if avoit prononcée la veille, tes flotj; d'une populace avide & curiéufe iffondownt la place. Uinfame ora- teur afluré d'un auditoire déjà pré* venu , s'exprima encore avec plus de véhémence : il fut 'univerfeliement applaudi. Les querelles des grands; fom un fpedfcacle agréable & toujours intéreflànt -pour le vulgaire : il fe conftitue alors luge de ceux auxcpels; la mifére de (a condition Ta fubor-» donne. Quelle plus douce fatisfac*^ tion peut-il éprouver , que celle dc^ voiries arbitres de la terre , perfides ,' înjuftes , cruels , vicieux enfin , ainfi quQL le commun des hommes ! Cet exemples illuftres le juftifient : les crimes des princes fembknt autorifec ceux du peuple.

Ce qui. fe paila poov lors a tf o]!»

li d'influence- fur la fuite de l*hiftoîte y

Amn* 1407» pour qu tfn' puiffe k' difpenfer dfe iàirr une obferVàrion que Vhonneuc <le nos aticctres femble avoir drok d'exiger. On doit cette juftice à la candeur & à la> franohile naturelle des' habitant de la capitale de ce royaume : ils^ile font point fufceptl- fcles de cet emportement extrême > de ce délire furieux qui prennent leur fource dans le oaraâere opiniâtre d'une nation atrabilaire & fàronche :

{>lus impétuetfcx que médians , après es accès d'uneyvreffe momentanée, ils font les premiers^ à^ rougir des défordres auxquels ils fe font aban^ donnés :^ un pron:>pt repentir fuit {eut$> fautes paflfàgetés. Si la chaîne des' événemens- va' nous les préfenter fous un a^eâ: fi différent d'eux- mêmes « il teut ne rien négliger pour découvrir le mobile principal- d'une

{pareille dépravation. Un prince du ang fait auaflîner le frère du roi : il en fait l'aveu public. Un doâfeur,^ un théologien, un prêtre, un reli- gieux lui prête fan organe pour con- vaincre la multitude de l'innocence & du mérite même d'une aâion è coupable ; il s'appuie d'aut9i:ités

CnjLK.tts VI. tx focrces.: i) cite .r^écriture faiiue|>our garant : ilx)fe eafeigner à des hom- 4^.1407- mes ignorans ^ grcxmers & fitperfti- ^ ùeuxy qu'ils .peavent , xjue fouvent, inême ils doivent en ^onfcience êtce barbares jSc traîtres. Que vpcut :f en- 1er le «peuple à qui Ton débite cette pernicieuie doâxine ? Un iminiftce des autels devenu *Ji'apologifte r.d|i meurtie & de >U irabi&n , ^ft de tous les fédjiuîbeurs Je plus redouta*)' ble z tout xe oue îles honunes léyér- lentiui prête 4es /armes pour porter dans des eîprits trop crédules V.ési-^. dence 4c la conviâion. C'eft atn& qu'un feul homme peut être quel-r quefoi^ le cpo^upce^ir d'une iution

entière.

Les pkis étranges entrepnfes n'arrètoient pas le eue de Bourgo^ vgne. Violateur des plus iaintes loix ^ Ion audace n'avoit plus qu'un pas a faire pour couronner fes atten- tats » en commettant un crime ,, qui par la gi:andeur de foa ob|et n'itoit que trop capable de tenter un cceur tel que le hen , ambkieux , perfide & cruel. Maître de la capitale 3 dont les habitans lui tcmoignoient un dévouement qui aUoit jofqu'à la

2m HistoiRE iw France. démence : fes nombreuses croupes

^Aw*ï407* tenoient dans cette même ville la &mille royale rd&mblée Se prefque capdve. Que n Evodix^in pas à redou- ter, dansone conjonâtireiî délicate ^ 4e la part d*ùn prince qui n^avore tien de iacré ! X'acpérience da pafio £û£bit trembler pour Tavenir. :Retniite cle La reine effrayée s^enfui t précipi-

-^s^îS^f ciment à Melon , condiafant aved liitU elle le dao^n & fes autres enfans :: elle fut bientât faivie foi def Sicile & des ducs de Berty '& db firet^ne* Ce dentier s'étoit reiidii depuis peu à Paris fur Tinvitation de la reine, altarméede fa|^rc)che4cr èac de fiii>U]?gogne. On i^ doit pasi être furpris de voir en cette occ^oa le jeune duc de Bretagne fe ranger du parti de la cour ;: râlliance dW duc de Bourgogne avec la maifo» de Penthièvre , lui faifoit en quel- que forte une néceflîté de ce dévoue-»

flifiuie But. ment* Il n'ignoroit pas que le Bôur^ guignon en mariant fa fiUe Jeanne avec Taîné des enfans duxomte de Penthièvre avoit dit , » que le duché » de Bretagne appatienoit de bon ^ » droit à fon gendre , & que » venant » le tsms qu'il attendoit , il Ty réta-

m %lki»t de àcoit 9c : de force. La _

icotnMflè de Penrfûèvre , MÎFgttôrice Amn. 14^7* de Ctiilbn , crmiDdlè aifd^kboïè , fevi^eok dès'-Ws i renoaveUer tas anci^RMd ft^écentioM de k maî£ni de Bkois çoiv^ù ^^ de M^mfort. SLft iSftke 'dis r é^ifiràiei^ tii^s fe«a v^r <»ie %evte divifibn ftitf dvmtar ^eufe d b iPtance » '4^'tite ftéCeP¥A {>eut-ctf e ' df une entière <i^«âw)«i dans 46eâ t^ns ''msdheQrdus l^aitt^ !)itioii*des gtaâd^&rift&rettr du p0t- fle fenoMoi^t côtictMîrk i f^xcAtc* éon^ de n<»tfê monâccbM.'

Châties abufidotiné de k rekne*) ie<!uc et 1ks^ti&n$ 8c d«$ piiftces de i*|oKc^°roi

fang , livré âU pouvoir du^ d«IC d'approuver

Bourgogne , A^eut plus f àmré vo-^J^j^^^ lonté qoe celte de ce prince 5 dofiticans. . il appr0l^va^ k toiidmte« Gerce app^o- ^^*^ dation tfétôit rien ^core pour le doc , i*il k coniacrcHt ett quelque ibite par un ^&à âûténtique. C*eft ki le <t>xiiible de lourrage fair à k <liamre , à la religion ^ aux loix , à l'humanité. C*eft un exemple d'info- knce Se de foibidflfe trop hiouî pour ^epaiTé fi)us filencè. Le monarque, ou plutôt lô. dtic de Bourgogne qoî jdiâoit cet é^ âg^nominieux , s'e»*

1

â.4 HiSrèxa^ bb FratCôe.

«AKM.I407* prime .ven ces termes : Pour ûf-^mU

Tref. da Ck. j^^ J^ BoUTgOgtU , «ft-ïl dit daîlS Oi$

lettres > é^M pUintnunt informé , j^ tComnmUfit dire & propo/cr ^^uenotm ficrt avok nuuchini ^maclunoiâ éejowt :€njowr:àM mçrt & €xp9dfande.nmis 1& de notre glniraûoh , & jcndoit par fhtfiu^s voies .& moyens a parvenir k 2a touronnt £r feigncurie du notre ffoyaume 5 1/9 pour lafiirué & prefer^ vation de nous & notredite lignée j ^ur Itiien & lui^é de noiredieroyaù- •^mc j &. pour garder envers nousda f^ & loyauté en quoi il. nous .efi tenu^ ,0voit fait mettre hors de ce monde motredie frère j en nous fuppliaht que fi par le rapport Sawunsfes mab^eil- lans^ ou autrement y nous juvions , pris aucune déplaifance contre lui 5 pour caufe dudit cas advenu en la per/onne ^ de notredit frêne 9 nous confidérant lés

caufês pourquoi il Favoit fait faire , ■voulions étef de notne courage ^mue déplaifance. Sf avoir faiforu que nous > xonfidéravu le fervent & loyal amour 9 & tonne ajfeSion que notredii confina .eu & a à-mitt^dite lignée ^ avons pti & otons de notre courage Huite déplai* fonce , que par le rappoH daucuns malveillans de nosredit. coufin > a*

autremenSf

Charles VL 25 iutrimenty pouvions avoir eu envers luipour occajion des chofes âéffuf dites ; Ahn. 14©^ b voulons quHcelui notre coujin de Boi{rgogne foit €f demeure en notre fngulier amour. L'infortuné Charles «n fignanc ces lettres eut encore aflèz de préfence d'efprit pour dire i celui qui les obtenoit , que peut-être ne le garantiroient-elles pas de la vengean- ce des parties intéreflees. A quoi le duc répondit qu'il ne redoutoit rien , tant qu'il feroit affiiré des bonnes grâces de fa majefté. C'eft la fatale & dernière reflburce des grands cri- minels , de déguifer fous une appa* rente fécurité Tinquiétude affreule & les remords dont iU font fans ceflè argités,

' Le duc , arbitre 4u royaume qu il gouvernoît fous le nom du monar- que, s'empara des finances, à Texem** pie de ceu?c qui lavoient précédé :

Iil n'en fit pas un meilleur ufage. Les impôts furent continués , & tou|btu:s* i colorés du prétexte fpécietuc d'ac^ quitter les charges de l'état, ainfî que les dettes du roi-, qui ne furent ja- mais fi mal payées* Les dfficiers con- tiauoient de prendre i crédit les grains > vins & autres choies nécef- Tome XIII. B

1

Histoire de France.' {aires pQUi: Thôtel du roi , faxis qu^ Ahn, Î407. (ai permis d'en réclamer la valeur. L'ordonnance de Charles V , qui ^yoit aboli çç genre dp vexation ^ fut renpuYelJlile & publiée à foâ dg

tromoe.: c'^ tpfi^c.? ^q^^^^^^ mar-; çhanag obtinrent cl'w rçgj^eme^t que les gens prçpofés pouj: en nuiiuenir Toblervation a'a^voieint; gas envie 4'exécuter, Ces- prQ4ainauôns réitc» ^ rées de tems en tentas ^ppaifoient Les. tnurmures » &:. ftifQÎJetwt r^jetter 1^: faute de Tine^çécution fur Tadminii^ cration précédente* Le duc de Bqut'* gggne s'attaçboit ^injS ^ décrédicex; celle de la seine & du duc d'Qr^ I^eans , en annonçant une réfoi;me qui ne dévoie pas avoir lieu ; Se Iqrfque k. faâion coptjcaire eut le, deiïus , . éll^ lui.rendijt: If pareille, ^e pçuple iSduix aUernativenaent par les; deu^c parais pppofés^ reconnut enfin fon 9^yeuglemem , îç finit gaîrles dét^ç Tun 4c rauÊçe.

Affjiîre de . h^. dw tle. Bp^gogn^ xqujours k^dc^ruA'- V^^^^^^^ ^^ concilier de plus en plus vcrflîé. *' la fàvjçiH:, popi^I^jcç f ^ne \ailSpit éçhM,.

JteJp"! P-^^. ^^S^i^^ circopftançe uûk à ie$

r

titvkib y poùDr.!» !qu*tt tendît asirbut .

qUQjfi^û.àmbikbiile pr<npbfoit. C-eft A««* ^^9^ i cèr deShm qi^on dokt vraifembla^ , f/i/ioire <u Heià«if atrribner la chaleur partial^ ''lî^l^Jifi: avec laquielJfiriL&'œ3iciui&:i^s uiie"^* '^^'7- a&TO: IWerfité fe tito^uvoit in- pfg^.^ câsî£Gipe» . Le cmé^t dk. cette :iUaftre ^«»« ^'c compagmis, 'oteitialocs. paijvôna à fon %ftôire4e pfattiiiiit dc^'fié lè'Blératton.. te^prin^ ^ ""f' <^ œ, enparca&icfé^fflAteraurôfren- Zintifdtit ÙÈnbnt du corps? acaoémiijEe , jouiC- ^^ Pf**^ fiiitde la doittib fatis^té^ion de fer* «ir ièrrya^ i|»oliciqa«$ & fa vent* geance tpjQîfoimeiièw I :

GutUaotne ide: <3icgfRdii ville , , pré- TaCjdr Rari^j^ ahroiîuiàit arrêter Pan« QQ6 pi^cédeate. deç^ d^tcs émdians , nommés Legier Dumouflel & OiU vier BouTîgeais , accufés d*homi* àAs> ici de Tol fbr les grands- cha» waàs^ ^ Afdès les avoir fait appliquer àJaia^ftîon i & tiré Pavea de leur» eidnqes),. H. les ) condamna au derniec fimBce;. X'univeriîté , qui dans 6dv)a|ement n^auroit voir que kt fuftç punition de deux fcâé* fats , ne contidéra que fes immuni-* ses violées 4 elle demanda hautement une réparation qui lui fut^refufée. L'éirèque de Paris ciu le prévôt , &

Bij

%t Hi'sfôiii i»E FRAH<is« commença des procédares^ dont \z

Avv* 14994 faifîe .de fon temporel fufpetndit' la cours. Les facultés , qui n* avoiens